Un dîner presque parfait : how a shared meal can sweeten a hospital stay

You might think that at French hospitals you get to eat « haute cuisine ». Well, you don’t. Especially if you’re vegetarian. Actually at French public hospitals, they don’t even know what vegetarianism means. (You get fish when you ask for a vegetarian dish.) So, if you stay for a long period you have the choice between getting sick (or at least being put in a bad mood) or starving. Unless you have amazing friends who transform every meal at the hospital into a little party by bringing home-made food or Palak Paneer from your favorite Indian restaurant. It’s not only about eating things you like; sharing a meal with good friends on your hospital bed can actually make you forget that you are in the hospital. As the Germans say “Liebe geht durch den Magen” (Love goes through the stomach) Now, I know: “Freundschaft auch” (Friendship too).
(PS: Before cooking a 3-course menu, just check if your sick friend doesn’t have a special diet.)

IMG_0225
What I got at the hospital (no joke).
IMG_0212
vs. what my friends brought

Apparemment bien manger permet de guérir plus vite. Ce qui est sûr, c’est que quand vous êtes à l’hôpital, bien manger hausse considérablement votre qualité de vie. Malheureusement dans les hôpitaux publics, vous n’êtes pas attablé(e) à la bonne enseigne pour ce coup-là. (oui, les médecins, les infirmières, les aides-soignantes et les secrétaires médicales sont excellents, mais, désolée, la nourriture est immangeable.) Surtout quand vous êtes végétarienne, et qu’on vous sert soit du poisson (faudra m’expliquer) ou quatre œufs par jour (!) pour remplacer la viande. Alors, rien de tel qu’un dîner fait maison pour vous faire oublier que vous êtes à l’hôpital. D’ailleurs, les repas ramenés de votre restaurant indien préféré marchent aussi. L’essentiel c’est qu’ils soient partagés avec de bons amis.
(Petit conseil pratique: Amis, vérifiez quand même que votre ami malade n’ait pas de régime spécial avant de vous lancer dans la préparation d’un menu de Master chef.)

cherchez l'erreur
cherchez l’erreur…

Chemo is for superheroes: la chimio expliquée aux enfants

Quand les oncologues pédiatriques et les dessinateurs s’unissent, ça donne ça:

Des bandes dessinées sur des superhéros qui récupèrent leurs superpouvoirs perdus grâce à une potion magique, et des poches de chimio pour les petits patients qui ressemblent beaucoup à cette fameuse potion. Une histoire à dormir debout? Non, histoire de rester debout.

Envoyer des ondes positives/Sending good vibes

Les gens vous disent souvent qu’ils pensent à vous ou que vous êtes dans leurs prières. Ca fait plaisir, mais parfois ça reste assez abstrait. Mes amis de la chorale et de mon cours de chant de  « l’entrée des artistes » ont trouvé une manière de -littéralement- me faire entendre les ondes positives qu’ils m’envoyaient.
Voilà ce que j’ai eu par mail lors de ma dernière hospitalisation:

Maintenant je peux écouter des bonnes ondes à la demande (et je ne m’en lasse pas…!)

———

People often tell you that they think of you, or that you are in their prayers. Which is good to hear, but it’s quite abstract to me. My friends from my singing class and choir had this great idea about how to make me « hear » the good vibes they were sending when I was in the hospital.
Here’s was they sent me :

The original lyrics are « yemaya assessou, assessou yemaya, yemaya olodo, olodo yemaya. » (a yoruba song about the goddess of the ocean). They changed it to «(…) yemaya élodie, on est tous avec toi» which means « yemaya élodie, we’re are with you »

That’s what I’d call good vibes on demand!:)

 

Monokini 2.0: « montrez ce sein que je ne saurai voir »/ Free the no-nipples!

Sur la plupart des plages d’Europe, montrer ses seins n’a plus rien de révolutionnaire. Montrer son absence de sein(s) pourrait, en revanche, devenir un nouveau geste revendicatif fort.

C’est ce que permettront les maillots de bain (pas encore commercialisés) de Monokini 2.0. Pensés par Elina Halttunen (« the woman with one tit »/ »la femme à un nichon ») et crées par les désigners Katriina Haikala and Vilma Metteri pour les femmes ayant subi une mastectomie, ces maillots de bain innovatifs ne recouvrent qu’un seul sein, laissant à l’air libre la cicatrice de l’autre. Au revoir les prothèses! Si ces « monokinis 2.0 » risquent de déranger autant que leurs ancêtres dans les années 70, c’est bien parce qu’ils défient radicalement les normes de beauté féminines.

Libérer les femmes du diktat du corps parfait et rappeler que la féminité se décline au pluriel? Et si sur ce point là aussi, la femme malade pouvait servir de modèle?

In the 70’s French woman scandalized public opinion by showing their breasts on the beaches of St Tropez. But today it might be a far more rebellious act to show your lack of breasts.
Monokini 2.0. project is not only about designing swimming suits for “mastectomized” women. It’s also about defying the female beauty standards and fighting for the right to be a one-breasted beauty. (unfortunately there are no swimming suits for non-breasted beauties yet).
Watch Elina Halttunen (« the woman with one tit ») who invented those suits and Katriina Haikala and Vilma Metteri who designed them, explain more about their project:

Defying female beauty standards, refusing the dictatorship of the perfect body – Call me naive, but I do believe that these are some of the issues where women suffering cancer can be role models.