Archives du mot-clé musique

Rebuilding yourself through art // SKIN, l’association qui encourage les (ex)malades à chanter leur « cancer blues » et à sculpter leur nouveau « moi ».

On m’avait avertie que l’après-cancer serait difficile. On m’avait parlé du « cancer blues », de la difficulté des personnes en rémission à reprendre la cadence d’une vie qui n’est plus rythmée par les rendez-vous médicaux. On m’avait parlé de la solitude des ex-patients face à leurs peurs de rechute… Mais on ne m’avait pas dit, qu’il y a des jours où on est tellement perdue qu’on regrette le temps des traitements, non pas parce que c’était tellement gai d’avoir des nausées, mais parce que pendant les traitements, on savait ce qu’on voulait (guérir) et qui on était (une malade/fighteuse). On ne m’avait pas dit, qu’il y a des nuits où on se sent tellement lasse de la vie qu’on craint le matin à venir et qu’à ce mal-être s’ajoute immédiatement la culpabilité de se plaindre alors qu’on est vivante. On ne m’avait pas dit, qu’il y a des moments où on attend impatiemment les rendez-vous de contrôle avec l’oncologue, non pas pour qu’elle nous rassure, mais pour qu’elle nous prescrive des antidépresseurs. Et on ne m’avait surtout pas dit, que tout ça c’était normal. Lire la suite Rebuilding yourself through art // SKIN, l’association qui encourage les (ex)malades à chanter leur « cancer blues » et à sculpter leur nouveau « moi ».

« De ma solitude à ma simi-tude ». Singing always helps.

Presque un an jour pour après que ma mère a été emportée par le cancer, mon père me donne l’occasion de nourrir enfin la rubrique « résilience créative » en interprétant sa version de « Ma solitude » de Moustaki rebaptisée pour l’occasion « Ma simi-tude » en l’honneur de ma mère appelée Simi. Je t’aime papa!

Exactly one year after a brain tumor killed my mother, my father gives me an occasion to finally start the « résilence créative »-section of my blog by interpreting his version of a French song called « Ma solitude » (« my loneliness ») and changing the lyrics to « Ma Simi-tude » in honor of my mum who was called Simi. I love my dad!

Marre de déchanter ? et bien chantez maintenant ! The Parisian « Ligue contre le cancer » has its own choir now.

Quand j’ai appelé la Ligue contre le cancer pour demander si je pouvais passer pour faire un article sur leur nouvelle chorale, la réponse a été claire « Si vous passez, vous chantez. » Consigne ? Non, plutôt un pressentiment.

Depuis janvier 2016, une vingtaine de personnes se rassemblent chaque mardi dans les locaux de la Ligue contre le cancer de Paris pour chanter sous la direction d’Anaël Ben Soussan. Certaines n’ont jamais chanté, d’autres chantent régulièrement, ou ont chanté il y a longtemps dans des chœurs, à l’église, et même dans des comédies musicales et des groupes de rock. Toutes se soignent d’un cancer ou sont en rémission. Elles viennent parce qu’elles aiment le chant ou parce qu’elles veulent l’apprendre, mais aussi pour rompre l’isolement, pour retrouver des sensations fortes qui leur manquent depuis que le traitement les a obligées d’arrêter le sport, ou juste pour atténuer des problèmes pulmonaires ou muscler leurs cordes vocales. Les motivations des participants –ou plutôt des participantes, vu qu’on attend toujours des hommes pour faire les voix des basses –sont aussi diverses que les bienfaits du chant. « On en avait marre de déchanter, alors maintenant on chante » résume une participante. Une approche partagée par Anaël Ben Soussan, la chef de chœur, qui veille à faire de la chorale un lieu où l’on  « se connecte dans la joie » : ambiance familiale (pour se connecter aux autres), exercices de respiration et de détente du corps (pour se connecter à soi)  et un répertoire varié -gospel, chanson française, classique…- composé  principalement de morceaux « qui réveillent de bonnes énergies ». Lire la suite Marre de déchanter ? et bien chantez maintenant ! The Parisian « Ligue contre le cancer » has its own choir now.

« A man is a man when he fights with his soul ». Andreas Miranda défie le cancer, ses cordes de guitare nouées en lasso.

Andreas Miranda est musicien et animateur d’ateliers musicaux pour enfants. Quand il a commencé à perdre du poids et qu’un nodule est apparu sous son cou, il ne s’est pas inquiété outre mesure. C’est son entourage qui l’a poussé à aller chez le médecin. C’est également son entourage, notamment ses amis musiciens, qui l’ont aidé à faire du verdict – lymphome de Hodgkin – le point de départ d’une aventure musicale.

A l’annonce du cancer, Andreas a dû annuler l’enregistrement d’un E.P avec son groupe Azana ainsi que les concerts prévus. Mais le cancer n’a pas réussi à chasser la musique de son quotidien pour autant. Pendant les trois premiers mois de chimiothérapie, il a écrit et composé une série de chansons, inspirées de son combat. Des chansons qui traitent « des peurs, mais aussi des espoirs qui naissent quand on est face au cancer ». Ces morceaux portent des titres tels que « El Paso », « Aguirre » ou « Sorcerers of Fatal Laughter » et reflètent l’univers des films western dans lequel Andreas a trouvé refuge pendant la maladie. « Dès le début [de la thérapie] j’avais l’impression d’avoir été lâché dans un dangereux désert où il fallait que je reste calme et alerte comme un cowboy » explique-t-il. (voir interview ci-dessous) A l’horizon de ce désert, se dessinent, aujourd’hui, les contours d’un nouveau projet : l’enregistrement de l’album « Beyond the Breath of Grace » – bande-son de son combat rassemblant les morceaux écrits pendant son traitement. Et si sa musique a été pour lui un rempart, elle va maintenant servir à venir en aide à d’autres patients : tous les bénéfices de l’album seront reversés à des associations d’aide aux personnes atteintes de cancer. C’est aussi ça, être un cowboy !
Pour ceux et celles qui veulent soutenir Andreas, vous pouvez sortir vos bourses et participer à la collecte de fonds la collecte de fonds pour l’enregistrement de l’album !

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Envoyer des ondes positives/Sending good vibes

Les gens vous disent souvent qu’ils pensent à vous ou que vous êtes dans leurs prières. Ca fait plaisir, mais parfois ça reste assez abstrait. Mes amis de la chorale et de mon cours de chant de  « l’entrée des artistes » ont trouvé une manière de -littéralement- me faire entendre les ondes positives qu’ils m’envoyaient.
Voilà ce que j’ai eu par mail lors de ma dernière hospitalisation:

Maintenant je peux écouter des bonnes ondes à la demande (et je ne m’en lasse pas…!)

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People often tell you that they think of you, or that you are in their prayers. Which is good to hear, but it’s quite abstract to me. My friends from my singing class and choir had this great idea about how to make me « hear » the good vibes they were sending when I was in the hospital.
Here’s was they sent me :

The original lyrics are « yemaya assessou, assessou yemaya, yemaya olodo, olodo yemaya. » (a yoruba song about the goddess of the ocean). They changed it to «(…) yemaya élodie, on est tous avec toi» which means « yemaya élodie, we’re are with you »

That’s what I’d call good vibes on demand!:)

 

Cello & Chemo: HOPE by Lisa Berg.

Le clip, tout en pudeur, du morceau « Hope » de Lisa Berg (une compatriote!:) , tourné en partie pendant sa première chimio.

Voici l’un des nombreux articles consacré à son combat en musique.

Une interview avec Lisa suivra bientôt! En attendant, les impatients peuvent déjà la suivre sur sa page facebook ou découvrir son univers musical sur son site lisaberg.lu